billitch

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Du code, de la noise, et quelques pensées électrogènes...


samedi 31 juillet 2010

Le sujet de la discussion

Chaque sujet forme une partition du monde : le soi, et le non-soi. La limite entre les deux, tension infiniment fine, est rarement explicitée car elle n'a de réalité que dans notre perception et interprétation de ce "monde" perpetuellement dualisé.



On parle courament du sujet de la discussion, lui créant ainsi un soi avec un intérieur et un extérieur, tout ce qui ne "rentre pas dans la discussion". Sans plume un cochon ne vole pas.

En la présentant ainsi nous voyons qu'une discussion devient un objet, avec ses contours. ( ( ) ( ) ) ( ( ( ( ) ( ) ) ) ) ( ( ) ( ) ( ( ( ) ( ) ( ( ( ) ( ) ) ) ( ) ) )

Je suis alors le sujet, en prenant part au discours je crée des objets dont les contours changent pour chaque auditeur qui les imagine à son tour.



Les limites du Je sont plus difficiles à faire. Nous faisons courament unité entre le soi mental et le corps. Pourtant un enfant à trois bras n'est pas plus lui-même qu'un autre enfant à deux bras. De la même manière un enfant à un bras n'est pas moins lui-même qu'un enfant à deux bras. Pourtant un enfant qui perd ou gagne un bras devra réajuster les contours de son Je.

Cela montre que nous apprenons. Nos contours sont plastiques et absorbent les technologies utilisables. Cette machine qui me permet d'écrire ce sont des mètres de câbles formés en cellules me permettant de contrôler le mouvement d'architectures fines d'os par la contraction de muscles, alimentés par une circulation continue de sang et défendu par un complexe système immunitaire. Je contrôle cette technologie à un point tel que je ne la vois plus comme extérieure à moi.

Il en est de même pour le langage : il est le corps de ma pensée. Navigue de mon cerveau à ma colonne vertébrale à mes doigts, au clavier, à la RAM, au routeur wifi, au FAI, au serveur web de ce blog, à votre écran, à la rétine de vos yeux ou bien des cils de vos oreilles grâce à une synthèse vocale.

Nous voyons de moins en moins toutes ces technologies intermédiaires qui travaillent dur pour faire corps avec notre pensée.

Elles deviennent les extensions variables d'un Je dont les contours suivent temporellement tout ce qui se relie aux ports plug & play que sont nos mains, nos yeux et nos oreilles.


1. Le vendredi 20 août 2010à11:20, par Nicko

Et si tu inclus les circonvolutions de ton cerveau dans cette histoire ?

Où est le je ? Contrôle-t-il le cerveau et ses connexions neuroniques qui semblent bien être le siège de la pensée ? Ou bien quoi ? Que serait le je irréductible dans tout ça ? Ne peut-on pas rediviser la pensée en sous systèmes ?

Argh !! On s'arrête où ? La science et la philosophie ont encore pas mal de boulot. Cool.

2. Le vendredi 27 août 2010à10:43, par billitch

Par définition le "je" est le point zéro de tous nos repères, la notion de "où" s'arrête là pour moi. Il n'y a que des mesures de distances à d'autres perceptions après.

Ensuite je pense que le "je" c'est plus la barrière que l'on fixe entre les technologies qu'on utilise sans voir (cerveau, language, instruments, ... internet ?) et celles qui nous paraissent étrangères, avec lesquelles on ne fait pas corps.

Ainsi certaines pensées et parties de notre cerveau peuvent paraître étrangères au "je". Tous les violeurs le savent...

Mais ça pose aussi la question de la "pensée" qui devien juste l'interaction de ces technologies à l'intérieur de la limite du "je". Elles ne peuvent se percevoir car elle sont la perception. Il faut alors les extérioriser et les re-percevoir pour en prendre conscience.

Ainsi il n'y a qu'un système mais différents "je" possibles selon notre capacité à faire corps avec les techologies à disposition à un moment donné. Je pense que l'exemple le plus fort c'est le musicien qui devient un avec son instrument le temps d'un concert, et dès que c'est terminé regarde l'instrument et le voit comme objet avec lequel il peut devenir un peu quelqu'un d'autre.

Je sens la même chose avec internet, wikipedia, les langages de programmation, les maths, etc


dimanche 11 octobre 2009

L'attente

J'ai décidé d'aimer ce monde. Sans attendre ces joies simples qui vont et qui viennent. Je les emmerde. Ce que j'aime, je l'aime. Indépendamment de mes affections, de mes joies, de mes peines, de mes envies, de mes attentes.

J'aime vivre, j'aime mon expérience, si unique, si horrible qu'elle puisse parfois être. J'aime les sciences qui permettent d'agir sur ce monde en comprenant ses règles. J'aime les humains dans toute leur horreur ! Je suis prêt à tellement de choses pour chacun d'eux (surtout quand ils cessent d'être des connards). J'aime les machines car elles sont notre œuvre et jusque là nos plus fidèles serviteurs. J'aime l'esprit critique, j'aime la liberté, j'aime être perdu et m'y retrouver grâce à 3 clous, j'aime découvrir à quel point je suis passé à côté de toute la subtilité de l'esprit humain que je redécouvre à chaque fois que je parle à quelqu'un.

La vie n'est pas offerte, elle vient avec plaisirs et souffrances et a une fin. Il faut savoir cela pour y mettre un sens. Je l'aime dans son entièreté.

1. Le dimanche 11 octobre 2009à10:46, par Nicko

Attention, tu vas finir par fonder une religion !!

Tu connais le mantra de Jack Kerouac ? Tous les soirs il récitait

"John Smith, également vide, également aimable, également digne d'être Boudha"

En remplaçant John Smith par les noms de toutes les personnes qu'il connaissait, meilleurs amis, pires ennemis, personnes qui lui étaient parfaitement indifférentes ...

2. Le mardi 20 octobre 2009à20:21, par billitch

Haha énorme !

Ma religion c'est la philosophie metamoderne consciente. Et oui je viens bien de l'inventer...

3. Le mardi 20 octobre 2009à20:23, par billitch

Et aussi, "bite".

4. Le vendredi 30 octobre 2009à16:03, par Nouvelle Amazone

Intéressante philosophie. Optimiste et réaliste j'aime.


mardi 22 septembre 2009

Plan d'action

  1. Puissance
  2. Entéléchie
  3. Perfection

vendredi 4 septembre 2009

Litanie du respect aux proches

Je dois supporter les gens qui vivent autour de moi.

Je sais que ma pensée est la mienne et mes envies sont les miennes et qu'il est possible que personne dans ce monde ne pense comme moi ni n'ait les mêmes envies.

Mon expérience personnelle m'a mené à mon présent comme elle a mené chacun vers le sien.

Jamais je ne les connaitrai entièrement car mon expérience de vie est unique comme ma vision du monde est unique, autant que celle de chaque individu peut l'être.

Par dessus toute solitude dans la diversité je saurai tisser multitude de liens car je reconnaitrai l'autre comme autre et élancerai mon amour hors du soi.

1. Le mardi 8 septembre 2009à17:18, par billitch

Et je lui pèterai la gueule quand il en a besoin >=]

Enculés de vos races ! (vous vous reconnaîtrez, et sinon je viendrai vous le dire)


samedi 15 août 2009

La chose en soi ne me transcende pas

La chose en soi est un concept de Kant qui a troublé la philosophie moderne car elle appelle à l'idéalisme.

Je crois que le point douteux est la chose. Si on veut considérer un en soi, on ne peut que considérer celui de l'univers tout entier. Car la séparation entre une chose et le reste est déjà une décision du sujet. Autrement dit, il ne peut pas y avoir de pureté de la chose car le fait de reconnaître une chose comme étant différente d'une autre n'est faisable que sur une représentation, une construction mentale faite par le sujet.

À partir de là on peut toujours considérer l'univers en soi, mais si on ne peut pas le déconstruire ça le confine dans la croyance car ça ne va pas être très pratique pour en parler.

1. Le mardi 1 septembre 2009à12:11, par Nicko

Tout acte de réflexion quel qu'il soit n'est-il pas basé sur une décision du sujet, à priori arbitraire ? L'idée de la science (pas toujours de la philosophie j'ai l'impression) c'est de rester conscient de ça et d'être toujours prêt à revisiter ses a priori.

2. Le mardi 1 septembre 2009à20:10, par billitch

Ah si seulement j'avais entendu mes profs de physique tenir ce discours =)

Je crois que Kant à beaucoup œuvré pour ramener la philosophie dans cette direction en étudiant les limites du sensible et du connaissable. Je voulais juste faire part de mon avis sur le terme que je trouve pour le moins contre-intuitif..


vendredi 7 août 2009

La mort de la peur

Litanie contre la peur

Je ne connaitrai pas la peur car la peur tue l'esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale. J'affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu'elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que moi.

-- Frank Herbert, Dune

Je suis heureux.

Pas un Bouddha ni un Jésus.

Juste un humain qui a abandonné la peur

  • du regard des autres, de leur bêtise
  • de souffrir
  • de tout perdre
  • de mourir
  • d'être seul
  • d'être bête
  • d'être faible
  • de dire des bêtises
  • de voir le monde changer complètement
  • de n'y rien comprendre

1er scoop : la peur ne s'abandonne pas en claquant des doigts. Il faut agir. A.K.A "se sortir les doigts du cul".

D'abord il y a les choses incontournables comme la mort, la bêtise, la bêtise des autres, la sénilité... évitons les autant que possible, mais on sait bien que ça finira par nous tomber dessus un jour. C'est l'indifférence qui nous libère, mais pas une indifférence forcée ! Il faut construire cette indifférence, la comprendre, l'aimer.

La plupart de nos peurs peuvent être longuement assassinées à coup répétés de connaissance, de compréhension et d'amour. Pour mettre une race à ce genre de peurs, l'arme ultime est la philosophie. C'est à dire la sagesse par la connaissance et toutes ses ramifications : mathématiques, physiques, économiques, neurologiques... Les sciences récompensent celui qui s'y intéresse par des visions plus limpides du monde. Ce ne sont que des visions du monde mais en les multipliant on réduit l'invisible et la peur de l'inconnu. Comprendre le monde qui nous entoure ça veut aussi dire qu'on peut se préparer aux problèmes. Celui qui est prêt n'a plus rien à craindre, il n'a plus peur des danger qu'il a désamorcés. Ou alors il a décidé de prendre le risque.

Au delà de cette préparation aux problèmes restent les questions existentielles sur l'univers. Ces questions on en aura toujours une infinité, car quand on leur trouve une réponse il suffit d'ajouter "Pourquoi" au début et on a une autre question. Du coup ça rentre dans les incontournables.

1. Le vendredi 14 août 2009à21:42, par billitch

ah si c'était aussi simple tous les jours...

2. Le mardi 25 août 2009à00:32, par fraktal

Ah bah, quand je te disais que ce bouquin était une bombe ... Il était temps que tu le lises ;).

3. Le mercredi 26 août 2009à05:50, par billitch

J'ai lu ça quand j'avais 12 ans mec, et les 6 tomes =P

...et j'ai mis des années à comprendre ce que ça avait fait germer en moi.

4. Le mercredi 26 août 2009à05:52, par billitch

Au fait quand est-ce que tu nous remonte un blog ? Ça me faisait plaisir de te lire =)


jeudi 6 août 2009

Nous sommes ceux que nous attendions

Et j'attends encore tellement plus...


mardi 26 mai 2009

La conscience comme meta-souvenir ?

Le méta-souvenir, c'est quand on se souvient de s'être souvenu.

Est-ce que cela relève de la conscience ou de la méta-conscience ?

tags: conscience, ontologie